Les candidat-es de Lyon répondent aux centres sociaux !
Dans la perspective des élections municipales de mars 2026, les 17 centres sociaux de la ville de Lyon ont interrogé les principaux candidates et candidats déclarés le 1er février 2026 sur leur vision, leurs priorités et leurs engagements en faveur des centres sociaux et des habitant-es lyonnais-es.
Les listes des candidat-es questionné-es sont celles de :
Gregory Doucet | Union de la gauche et des écologistes
Jean-Michel Aulas | Sans étiquette, soutenu par Laurent Wauquiez et les Républicains
Georges Kepenékian | Sans étiquette, soutenu par DVC (divers centre) et LEREM
Nathalie Perrin-Gilbert | NPG (nouveau parti de Gauche)
1. Quelle place souhaitez-vous donner aux centres sociaux dans votre projet municipal pour la Ville de Lyon ?
G. Doucet : Les centres sociaux et les structures d’éducation populaire sont des partenaires privilégiés pour porter et participer à la mise en œuvre de nos politiques publiques. Les Centres sociaux ont un véritable rôle de sentinelle, d’alerte. Ils sont les acteurs les plus en proximité, les mieux outillés, celles et ceux qui ont les grilles de compréhension de ce qui traverse socialement nos quartiers et notre ville. Leurs actions sont essentielles et ont donc toute leur légitimité à être soutenus et accompagnés par la ville dans la mise en œuvre des politiques locales de cohésion sociale, de participation citoyenne et de développement de nos
quartiers. Nous souhaitons poursuivre, renforcer et améliorer le partenariat existant. Etre partenaires cela implique une méthode d’action coopérative, fondée sur un engagement libre, mutuel et contractuel, d’acteurs différents mais égaux, qui constituent un acteur collectif. Nous souhaitons pouvoir construire ensemble les instances de dialogue dont nous pourrons avoir besoin, et nous assurer de laisser toute sa place à la discussion et au débat sur les priorités à donner. Il s’agira d’élaborer à cette fin un cadre d’action adapté au projet qui nous rassemble, pour agir ensemble avec comme boussole la liberté associative. Faire en sorte que la devise créée pour ce partenariat renouvelé “Fier.e de notre partenariat” puisse être partagée, portée par l’ensemble des élus et des directions de la ville de Lyon.
J.M Aulas : Les CS auront la place d’un partenaire de la ville de Lyon. Au même titre que les MJC et
autres structures d’éducation populaire sur lesquelles reposent depuis longtemps une partie du tissage des liens en proximité particulièrement avec les enfants et les familles mais aussi avec les seniors.
G. Kepenékian : Construire une ville vraiment pour tous suppose de sécuriser les existences à chaque étape de la vie. Les centres sociaux sont des acteurs essentiels de cette sécurité humaine : ils préviennent les ruptures, recréent du lien et accompagnent les parcours fragilisés. Dans une métropole marquée par des inégalités territoriales croissantes, ils constituent des repères de confiance. Je veux leur donner une place stratégique dans notre projet municipal, en les associant pleinement aux politiques de cohésion sociale, de jeunesse et de participation citoyenne. Une ville apaisée et solide ne se décrète pas : elle se construit avec ces acteurs de proximité.
N. Perrin-Gilbert : A Lyon, les 17 centres sociaux touchent près de 44.000 habitants : ils constituent des piliers du vivre ensemble. Dans mon projet municipal, ils seront reconnus comme des interlocuteurs structurants de nos politiques publiques locales. Leur ancrage de proximité et leur connaissance des réalités de leur quartier, comme leur capacité à mobiliser les habitantes et les habitants, à travailler avec l’ensemble du tissu associatif et de multiples partenaires, en font des acteurs essentiels de la cohésion sociale et
de la participation citoyenne. Je souhaite donc m’appuyer sur leur expertise pour co-constuire des réponses adaptées aux besoins des territoires, renforcer l’accès aux droits, soutenir les dynamiques collectives. A l’échelle des arrondissements comme à celle de la ville.
2. Quels engagements prenez-vous en matière de financement et de pérennité des centres sociaux ?
G. Doucet : Les centres sociaux s’inscrivent dans des projets de long terme, dont la stabilité contribue à celle des territoires et des parcours des habitants. Depuis 2020, nous avons engagé une trajectoire claire de renforcement du soutien de la Ville au secteur de l’éducation populaire, avec une hausse de 17,8% des budgets dédiés sur ce mandat. A ce titre, nous poursuivrons leur financement tel que porté dans le mandat 2020-2026 et engagerons une analyse renforcée de leurs actions afin de les soutenir à leur juste engagement notamment sur le volet du périscolaire et des actions relatives à la petite enfance. Nous proposons également la définition d’un pacte associatif pour assurer au monde associatif un conventionnement pluriannuel sécurisant, et un soutien à leur développement.
J.M Aulas : Nous prendrons connaissance des liens conventionnels établis au cours des précédentes mandatures et nous les respecterons bien entendu, ayant la tâche d’assurer la continuité et le renforcement de vos actions. Durant la période de transition, d’échange sur la convention, nous travaillerons avec vous aux projets de nouvelles structures, notamment sur le quartier Grand Trou et Moulin à vent. Dans le droit-fil des préconisations de l’URIOPS, nous mesurerons les résultats obtenus, en volume et en qualité, via un tableau de bord coconstruit avec les réseaux associatifs et ajusterons les moyens en conséquence.
G. Kepenékian : Sécuriser les existences exige de la constance. On ne bâtit pas la confiance avec des financements annuels incertains. Je m’engage à renforcer les conventions pluriannuelles d’objectifs et de moyens afin d’offrir
visibilité et stabilité sur l’ensemble du mandat. Dans un contexte budgétaire contraint, notre responsabilité sera de prioriser les actions qui préviennent les fractures sociales plutôt que de gérer leurs conséquences. Les centres sociaux participent directement à cette mission. La pérennité reposera sur un dialogue exigeant, une évaluation partagée et une gestion responsable des ressources publiques.
N. Perrin-Gilbert : Au regard du nombre de publics touchés (près de 45.000 personnes en 2024, cf. note de l’Observatoire des centres sociaux et des espaces de vie sociale), du nombre d’emplois créés (438 ETP) et de bénévoles engagés, la pérennité des centres sociaux est clairement un enjeu majeur pour la cohésion sociale de notre territoire. Leur stabilité est donc essentielle et la question de l’engagement financier de la Ville de Lyon est importante au regard de la part du financement de la commune (40 % selon la note citée
plus haut). Je m’engage à maintenir, développer et garantir des financements lisibles appuyés sur des conventions pluriannuelles permettant de sécuriser les équipes, de pérenniser l’activité des
centres sociaux. La Ville maintiendra ses financements au fonctionnement général, ses financements sur des projets spécifiques et renforcera le dialogue avec l’Etat (CAF, Politique de la Ville, Préfecture, …) et la Métropole de Lyon pour consolider les cofinancements.
3. Comment comptez-vous soutenir la participation des habitants, l’engagement associatif et la démocratie locale ?
G. Doucet : Nous avons pris durant ce mandat un engagement fort, celui d’une revalorisation historique
des subventions de fonctionnement à hauteur de 2 millions d’euros pour consolider les
modèles économiques des structures d’éducation populaire. Nous prenons d’une part
l’engagement de toujours veiller à ce que les centres sociaux puissent soutenir leur projet
global au quotidien et d’autre part, assurer la pérennité des projets sur le long terme que la
ville. Cette garantie est aussi permise par une Mission Développement Social Local (au sein de
la Direction du Développement Territoriale) dynamique en interne à la Ville qui anime
régulièrement des temps d’échanges et de dialogue de gestion.
J.M Aulas : Notre projet repose sur un changement profond de méthode, qui consiste à déléguer au plus près du terrain, associer réellement les habitants aux décisions et rendre des comptes de manière transparente et régulière. Cela passe par la reconnaissance du travail accompli par les acteurs de terrain, le respect de leur savoir-faire et l’établissement de relations de confiance mutuelle. Nous souhaitons aussi revoir les dispositifs de démocratie participative ou les quartiers en politique de la ville nous semblent peu associés. Nous souhaitons vous associer à ce travail. Les CS auront ainsi leur part à prendre dans ce schéma, pour accompagner l’engagement citoyen que nous souhaitons, notamment en proposant des initiatives innovantes et adaptées aux publics accompagnés.
G. Kepenékian : Une ville vraiment pour tous est une ville où chacun peut être entendu. Sécuriser les existences, c’est aussi sécuriser la parole citoyenne. Trop d’habitants se sentent éloignés des lieux de décision. Les centres sociaux sont des espaces où cette confiance peut renaître. Je souhaite inscrire leur action dans une démocratie locale en continu : accompagnement des initiatives, structuration des débats de quartier, soutien aux engagements associatifs. Je proposerai qu’un seuil de signatures permette l’inscription d’un sujet à l’ordre du jour du Conseil municipal. Le droit d’être entendu doit devenir une réalité concrète.
N. Perrin-Gilbert : A Lyon, 100 % des centres sociaux portent des projets et mènent des actions relatives à la
citoyenneté et à la cohésion sociale. La note de l’Observatoire des centres sociaux et des
espaces de vie sociale indique que les centres sociaux ont soutenu, en 2024, 81 initiatives
habitants et accompagné la création de 2 associations. Avec plus de 1.300 bénévoles engagés,
les centres sociaux lyonnais sont des moteurs de démocratie locale.
Je souhaite donc renforcer leur rôle d’espaces de débat, d’initiatives et de formation
citoyenne, partout dans la Ville et avec une attention particulière dans les quartiers
populaires et auprès des publics éloignés des institutions.
La Ville s’appuiera sur le savoir-faire du mouvement d’éducation populaire pour lever les
freins à la participation et faire émerger des paroles citoyennes qui enrichissent et légitiment
l’action publique.
4. Au-delà du périscolaire, quelle ambition portez-vous pour l’action socioéducative de la Ville de Lyon ?
G. Doucet : Les Centres Sociaux et les structures d’éducation population sont bien souvent la première
porte d’entrée vers la citoyenneté et l’engagement pour les populations les plus éloignées des
instances de décisions. Le précédent mandat fut l’occasion d’expérimenter avec succès la
mobilisation des CS sur des dispositions de développement du pouvoir d’agir tels que le
Budget Participatif, l’Assemblée des Jeunes ou encore le conseil municipal des adolescents.
Cette dynamique pourra se poursuivre, avec les centres sociaux intéressés et se déployer vers
d’autres thématiques, par exemple sur les questions des jeunesses en lien avec la démocratie,
les instances de décision, les discriminations, le racisme.
En parallèle, nous portons un ensemble de propositions pour renforcer la participation des
habitants, la démocratie locale et l’engagement associatif. La mise en oeuvre de ces
propositions pourra être appuyée par les structures d’éducation populaire pour renforcer leur
impact :
- La création d’un droit d’interpellation citoyen : pour garantir la prise en compte de
toutes les mobilisations citoyennes : médiation avec la ville et les élus dès qu’une
pétition atteint 500 signatures, convention citoyenne dès 15 000 signatures, et
votation citoyenne dès 30 000 signatures ; - Création d’un forum mobile : un dispositif itinérant de débat et de dialogue qui ira à la
rencontre des habitants de tous les quartiers en s’installant ponctuellement dans
l’espace public pour recueillir la parole et permettre la rencontre avec des élus, acteurs
associatifs et chercheurs. - Création d’un parlement des jeunes de 15 à 19 ans doté d’un pouvoir de poser des
questions en Conseil municipal et d’un budget dédié à la réalisation de projets. - Création du “50-50” : un dispositif sur le principe « gagnant-gagnant » pour soutenir
- et développer les initiatives des habitants qui souhaitent réaliser des projets d’intérêt
- général. Le dispositif repose sur 3 principes : une idée et l’engagement de citoyens
pour la réaliser, l’appui de la commune (conseil, appui technique et/ou financier), puis
une convention qui cadre les choses.
J.M Aulas : Le périscolaire gratuit est une première réponse, de nature à rétablir l’égalité des chances. L’accès à des contenus de qualité, sportifs et culturels notamment, par exemple par la musique dont il est
aujourd’hui démontré qu’elle participe directement au développement cognitif mobilisé pour
l’apprentissage de la lecture. La réussite scolaire est d’ailleurs un axe fort dont il faudra se saisir,
alors que 1 enfant sur 5 arrive en collège en maitrisant très imparfaitement la lecture. La
citoyenneté, la culture, doivent également faire partie des priorités : comprendre la démocratie
locale et la chance de vivre en – et de faire vivre la – démocratie est un enjeu majeur dans une société
qui doit faire face aux quatre grands chocs stratégiques (démographique, climatique,
technologique, géopolitique) . En lien avec vos projets associatifs nous souhaitons renforcer la
démarche « d’aller vers » au sein de la ville de Lyon.
G. Kepenékian : La sécurité d’une ville commence par la sécurité des parcours d’enfance et de jeunesse. Au-delà du périscolaire, notre ambition est de permettre à chaque enfant et à chaque jeune de grandir dans des conditions favorables à son épanouissement et à son autonomie. Les centres sociaux et les associations d’éducation populaire sont des partenaires essentiels de cette prévention active. Nous renforcerons l’accompagnement scolaire, l’accès à la culture et au sport, ainsi que les dispositifs de mentorat et d’orientation. Une attention particulière sera portée aux jeunes les plus exposés
aux inégalités sociales et territoriales, afin d’ouvrir des perspectives durables.
N. Perrin-Gilbert : Nous mettrons en place un service public de la petite enfance. Nous accompagnerons les associations (en fonctionnement avec la CAF, en investissement et en formation des
personnels) et soutiendrons la création de nouveaux berceaux et de LAEP. Avec 14 EAJE, les
centres sociaux seront associés à cette ambition.
Nous maintiendrons le partenariat avec les centres sociaux sur le temps périscolaire, avec en
début de mandat une évaluation croisée du dispositif actuel de manière à consolider et
améliorer encore l’offre, notamment dans les quartiers Politique de la Ville.
Nous créerons un service municipal Jeunesse qui coordonnera les actions municipales
(éducatives, sportives, culturelles, de prévention des risques, de santé, …) et sera
l’interlocuteur repéré du mouvement d’éducation populaire et des acteurs éducatifs pour la
mise en place de diagnostics de territoire, d’élaboration d’actions et de projets concertés, de
lutte contre le décrochage scolaire et de soutien à la citoyenneté.
5. Comment entendez-vous poursuivre et renforcer le partenariat entre la Ville de Lyon et les centres sociaux ?
G. Doucet : A l’occasion de la dernière assemblée des Jeunes organisée par la Ville de Lyon, les enjeux
d’information, d’emploi, de loisir ou encore de mobilisation citoyenne et d’engagement ont
été relevés comme des leviers prioritaires pour les publics jeunes. Pour y répondre, nous
proposons la mise en place d’un ensemble de mesures : un lieu ressource dédié aux jeunes
regroupant des permanences d’information et d’accompagnement variées (orientation et
insertion, santé, accès aux droits, logement, etc). Lors du prochain mandat, les priorités seront
définies avec ce public, notamment via la création d’un parlement des jeunes (cf ci dessus) et
en lien avec les structures d’éducation pour que rien ne soit réalisé et décidé pour ces derniers
sans ces derniers.
Nous souhaitons également développer le départ en classe découverte et travailler sur le droit
à partir en vacances pour lutter contre les inégalités entre les enfants et leur donner un égal
accès à la découverte et à l’épanouissement, aux moments de vivre ensemble, pour leur
permettre de s’ouvrir sur le monde et de se construire :
- Pour les jeunes des quartiers prioritaires, nous expérimenterons le droit à partir en
vacances en dehors de Lyon, en proposant des séjours de plusieurs jours avec des tarifs
adaptés au quotient familial grâce à des partenariats avec des organismes de colonie
de vacances et un travail avec les structures de l’éducation populaire. des tarifs adaptés
au coefficient familial. - Nous renforcerons les moyens dédiés au départ en classe découverte pour permettre à
chaque enfant lyonnais de partir au moins une fois en classe découverte durant l’école
primaire.
Parce que l’éducation artistique et culturelle est un levier d’épanouissement, d’émancipation,
pour les enfants, nous souhaitons leur offrir la possibilité de découvrir une multitude de
pratiques au cours de leur scolarité. Nous renforcerons donc l’éducation artistique et culturelle
à l’école pour garantir que chaque élève puisse chaque année : développer une pratique
artistique, rencontrer un artiste et un chercheur, visiter une institution culturelle ou
scientifique. Dans ce cadre, nous élargirons également le dispositif 100% éducation artistique
et culturelle à la culture scientifique.
Par ailleurs, la Ville de Lyon poursuivra, tant dans son dialogue classique avec l’éducation
nationale que dans le cadre de dispositifs ad hoc tels que les Cités Educatives à travailler au
rapprochement entre L’Education Nationale et Education Populaire.
J.M Aulas : Notre modèle sera celui de la convention. Avec des échanges et dialogues réguliers entre mairie centrale et mairie d’arrondissement. En faisant connaissance, en s’écoutant et en se parlant et par
le respect mutuel du rôle de chacun. Entre gens de bonne volonté qui poursuivent un but commun,
celui de faire accéder à la citoyenneté pleine et entière les publics les plus divers, parfois éloignés
ou laissés de côté, aucune inquiétude ne doit s’installer. En fonction des projets, les centres sociaux
pourront aussi solliciter des financements sur d’autres politiques de la ville de Lyon. Nous ne
souhaitons pas imposer un modèle unique de partenariat, mais bien d’avoir une instance
commune de travail entre les bénévoles associatifs, professionnels et l’exécutif municipal.
G. Kepenékian : Sécuriser les existences suppose une responsabilité partagée. Les centres sociaux disposent d’une expertise d’usage irremplaçable, issue du terrain et du quotidien des habitants. Elle doit nourrir la décision publique. Je veux instaurer un partenariat structuré, fondé sur la confiance, la clarté des engagements et l’évaluation conjointe des actions. La co-construction ne doit pas être un exercice formel, mais une méthode durable. C’est ainsi que nous pourrons consolider le lien civique et bâtir une ville vraiment pour tous, attentive aux plus fragiles comme aux aspirations de chacun.
N. Perrin-Gilbert : Les centres sociaux seront pleinement associés aux politiques publiques locales grâce à un partenariat fondé sur la confiance, des temps réguliers de dialogue stratégique, des conventions pluriannuelles et des outils d’évaluation partagée. Reconnaître l’ancrage et l’expertise de terrain des centres permettra de concevoir des actions au plus près des besoins, de laisser place à l’initiative citoyenne et à la parole associative. Nous créerons un Conseil Economique, Social et Environnemental Municipal (CESEM) dont l’avis sera sollicité (et rendu public) en amont du vote du budget primitif annuel de la Ville. Le CESEM sera associé à la définition des grandes orientations de politiques municipales ainsi qu’à leur évaluation. Il aura le pouvoir d’interpeller le conseil municipal sur des sujets intéressants la vie de la cité. Le mouvement d’éducation populaire et, en son sein, les centres sociaux seront invités à être représentés au sein du collège « associations ».
6. Comment entendez-vous poursuivre et renforcer le partenariat entre la Ville de Lyon et les centres sociaux ? Comment envisagez-vous le dialogue, la co-construction des politiques publiques et l’évaluation partagée des actions menées tout au long du mandat ?
G. Doucet : Nous souhaitons poursuivre les dialogues de trois niveaux tout au long du mandat à venir : politique, technique et entre pairs afin que le partenariat puisse vivre. Aussi, nous souhaitons maintenir le dialogue annuel lors des rencontres estivales entre les adjoint.es et les structures d’éducation populaire afin qu’un dialogue politique puisse exister aux côtés du dialogue technique. Ces temps de dialogues au pluriel, sont fondamentaux, ils ont aussi un rôle d’évaluation qualitative de notre partenariat et des actions menées par les centres sociaux. Par ailleurs, étant sensibles au droit d’interpellation, nous encourageons les Centres Sociaux à saisir, tant que possible, la municipalité pour solliciter avis & actions.
Les plans structurants sur des thématiques clés de la Ville tels que l’éducation, la culture, les solidarités (liste non exhaustive) feront aussi l’objet d’une association des structures d’éducation populaire dont font partie les centres sociaux. Avec la volonté de mener un travail partenarial de co-construction d’ateliers, de conférences, de temps forts qui relient et qui redonnent du sens politique. Plus localement, les aménagements urbains et de territoires qui pourraient se dérouler sur les “zones” des Centres Sociaux associeront également ces structures pour co-construire les projets associant les habitant.e.s, premiers concerné.e.s par ces évolutions de leur cadre de vie. Sur certaines thématiques d’actualité (sécurité, événementiel… liste non exhaustive), les centres sociaux pourront être sollicitées voire largement associées aux temps de dialogue portés par la Ville de Lyon en association avec d’autres partenaires privés comme publics.
